Connaissez-vous les Libertariens ?
Peut-être pas. Il faut être à l’affût des lubies américaines pour en savoir plus sur ce groupe politique qui prône un État sans impôt, sans services publics et une économie ultra libérale.
Pour faire court, ils ont une obsession de la liberté et seraient concentrés au New Hampshire, cet État situé à l’Est des États-Unis et à qui Donald Trump doit sa victoire aux élections présidentielles en leur promettant la libération de l’un de leurs adeptes.
Il faut savoir que ces activistes ultra conservateurs, voire racistes, chassent les minorités, endoctrinent leurs partisans (ils font l’école à la maison) et militent pour un changement drastique en politique. Ils ambitionnent, avec leur Free State Project, pas moins que de faire sécession des États-Unis. Pourchassés par la sécurité intérieure, ils déjouent, par exemple, la loi en créant des armes à feu en trois D qu’ils envoient à leurs disciples en pièces détachées. Pas d’inscription légale, pas de numéro de série, pas d’autorisation de la FBI, chacun fait sa propre loi… Ces armes fantômes Ghost arms sont intraçables… Et vive la liberté.
De ce cru libertaire, et dans le but de « libérer » tous les services publics, on retiendra Robert Kennedy Jr, secrétaire américain à la santé et aux services sociaux, un militant anti-vaccin à qui l’on doit l’arrêt de bien de recherches scientifiques… Et le fameux Elon Musk, propriétaire à Boca Chica à la frontière avec le Mexique, du Space X établi sur un territoire immense qu’il s’est approprié et où il a érigé une cité dédiée à la conquête de la planète Mars. Une ville dystopique, peuplés de Tesla et de lanceurs de fusées, où tout est géré à l’interne, sans aucune présence étatique.
Je le revois encore jubiler, la tronçonneuse à la main, cadeau de son ami Javier Milei, président de l’Argentine, lors de son investiture par Donald Trump comme ministre de l’Efficacité gouvernementale, promettant de sabrer dans les services sociaux.
Et je me demande encore si ce même Elon Musk avait grandi à Tripoli, dans une famille démunie, obligé de s’abriter avec sa famille dans un taudis humide, indigent, aux murs lézardés et au toit craquelé, ouvrant son frigo sans électricité pour y voir un paquet de pain entamé gisant sur une étagère vide… Quémandant les pouvoirs publics de légiférer, d’activer un quelconque service social, ne serait-ce que prévoir un plan de réhabilitation des immeubles insalubres… Je me demande si sa condition de laissé pour compte par un État inexistant, aurait pu jamais secréter ses idées libertaires saugrenues et si offensantes pour la moitié de la population mondiale qui vit dans la pauvreté (d’après le rapport d’Oxfam du 18 janvier 2026).
Toujours en parcourant le dernier rapport de cette ONG de coopération internationale, je ne peux m’empêcher aussi de penser aux nombres de milliardaires dans cette région du Liban Nord en lisant que « La fortune des milliardaires à travers le monde a augmenté de 81 % depuis 2020, trois fois plus vite l’année dernière que la moyenne annuelle des cinq années précédentes ».
« Que celui qui a des oreilles pour entendre entende ».