Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils sont enflammés, ils rouspètent, exigent… et obtiennent. Ils ont précipité le changement. Ils ont balayé les appréhensions, les intimidations, les précautions, les injonctions et jusqu’à l’adage « Si jeunesse savait et si vieillesse pouvait », parce qu’eux… ont pu.
Ils se font tabasser dans les rues, se voient bousculer par les bien pensants, affrontent les interdits, s’arrachent les micros, affirment leurs convictions, font tomber les tabous. Ils se mobilisent, s’engagent et veulent choisir ceux qui vont parler en leur nom. Ils refusent de s’identifier à une cohorte de vieux ringards grippe-sous et voleurs de surcroit qui ne piffent rien à l’écologie, l’environnement, la technologie, l’égalité, l’évolution…
Ils chantent la liberté. Elle les habite. Elle leur donne des ailes. Et nous voguons sur elles. Ils sont notre fierté, du Sud au Nord, en passant par l’Est profond jusqu’au delà des mers et des océans. Ils font fleurir notre fierté dans les capitales du monde. Ils scandent des slogans aux couleurs de la passion. Les cheveux au vent, le regard transhumé, le poing levé, le rire tapi, le pied léger, les chants aux lèvres. Ils sont la flamme. Ils sont l’espoir.
Dans leur sang coule la vie et ils nous l’insufflent. Ils sont notre chance. Notre richesse. Ils sont notre avenir. Nous leur avons laissé un pays foutu et ils veulent nous en faire un paradis.
Certains envieux de leur fougue, de leur jeunesse, de leur invincibilité diront qu’ils ont les yeux plus gros que le ventre… peut-être… mais ouverts sur un monde enchanté.
Merci d’être là, enroulés dans votre drapeau, main dans la main, aussi bien celle de l’artiste, que celle de l’agriculteur, du vendeur de bananes que celle de l’intello branché…
Restez unis dans votre rêve. Vous rendez l’impossible, réalité. Soyez-en bénis.
Photo © Fady Fayad