Pour clôturer l’édition 2025 du prix littéraire Ziryab, un jury motivé et enthousiaste s’était réuni en septembre dernier au restaurant Lucas Carton, place de la Madeleine à Paris.
Ce prix, fondé par Noha Baz en 2014, récompense chaque année un ouvrage francophone dédié à la gastronomie.
Cette année, huit ouvrages étaient finalistes, et à l’arrivée, deux élus de taille.
Après des échanges passionnants, lorsque mets et mots se donnent la main avec intelligence et bienveillance, c’est toujours un feu d’artifice et une victoire de la beauté sur le gris du monde.
Une réunion littéraire, accompagnée de saveurs de saison, habillée haute couture, servie dans la parfaite tradition française, rappelant que Paris reste le cœur du monde de la gastronomie.
Le prix Ziryab 2025 avait donc, ce jour-là, été attribué à Éric Birlouez pour son ouvrage Le Pain, publié aux éditions Quae.
Un sujet universel, intemporel, merveilleusement raconté, qui transmet la saga de cet aliment synonyme de vie partout dans le monde, servi par une très riche documentation. Malgré une maquette classique, un livre incontournable.
Le coup de cœur absolu du jury a été, quant à lui, Bethlehem du chef Fadi Kattan, qui raconte sa Palestine universelle avec le cœur. Traduit de l’anglais, le livre est patiné de nostalgie, pavé d’amour et transmet la détermination farouche d’un peuple qui, à travers ses traditions, restera en vie malgré toutes les menaces et toutes les guerres, dans une région qui reste le berceau du monde.

Une réunion mémorable en éclats de rire et de bonne humeur, accompagnée de crus choisis par un sommelier très inspiré.
La beauté se trouve dans les détails, et chacun de ces détails faisait écho, chez Ziryab, à l’élégance et au partage.
La remise du prix a eu lieu le 1er décembre, à la salle des mariages de la mairie du septième, où joie et convivialité étaient au rendez-vous.
Après un magnifique discours prononcé par Madame Josiane Gaude, première adjointe de Mme Rachida Dati, maire du 7ᵉ et ministre de la Culture, un public passionné buvait les paroles des lauréats, qui ont reçu, sous une pluie d’applaudissements, les trophées Ziryab spécialement commandés et gravés par la boutique du musée de Beyrouth, avec la complicité de Nada Souhaid.
Le chef Nordine Labiadh, vedette avec son épouse Valérie du restaurant À mi-chemin, légende de la cuisine tunisienne combinée au meilleur de la gastronomie française, s’est vu remettre le trophée du Chef Ziryab de l’année. Trophée offert par Mme Joumana Uhlemann et gravé d’une phrase qui résume tout l’esprit du prix : « Celui qui goûte à la cuisine de Nordine goûte à un peu d’éternité ! »
La soirée s’est prolongée autour d’un buffet soigneusement concocté par la maison Karine Zablit,
accompagné de champagnes livrés expressément de Reims, Christine Larmandier faisant partie du jury du prix.
Une réunion mémorable en éclats de rire et de bonne humeur.
Un pont de douceur et de lumière entre Orient et Occident.
La beauté se trouve dans les détails, et chacun de ces détails faisait écho, chez Ziryab, à l’élégance et au partage.
“ZIRYABER” est ainsi entré officiellement, pour sa onzième édition, dans le dictionnaire de la joie !
