Sana Tawil, membre de l’association Ashghalouna, co-fondatrice des « Voyages de Sana & Myriam »
Quel regard portez-vous sur le centenaire du Liban ?
Les français ont quitté trop tôt. Et c’est aussi ce que disait ma mère.
Comment avez-vous vécu la catastrophe du 4 août ?
Même étant loin et en pleine nature, j’ai pleuré Beyrouth à chaudes larmes.
Beyrouth c’est ma ville natale, mes racines, mon enfance, ma vie, ma famille, mes amis, mon association, mes souvenirs. Beyrouth, je t’aime. Beyrouth, mon amour.
Considérez-vous que le Liban peut devenir une véritable nation ?
Oui, si nos politiciens escrocs sont évincés. Place aux jeunes intègres et non pas aux vieux corrompus. Un balayage du parlement. Un grand changement.
Le Liban est-il votre patrie définitive ?
Oui bien sûr
En ces jours historiques, quelle serait votre propre « Déclaration pour le Liban »
Je voudrais le revoir comme autrefois. Un pays d’ouverture et de générosité. Comme il l’était il n’y a pas si longtemps. Un pays recherché et admiré par tout le monde arabe et au-delà.