Du plus loin que je m’en souvienne
L’ombre de ces menaces anciennes
Planaient déjà sur nous …
Du plus loin des premières peines
Lorsque j’avais cinq ans à peine
Les guerres étaient déjà au rendez-vous
Je promettais d’être sage
Mais partir et recommencer était devenu usage
Je n’y comprenais plus rien du tout ...
J’en ai traversé des villes,
connu encore d’autres exils,
D’autres hivers et d’autres toits.
Départs hâtifs et nouveaux visages nouvelles terres et beaux paysages
Étaient toujours au rendez-vous
Dans la rumeur de
foules étrangères,
J’ai habité d’autres terres,
Mais c’est clairement
Ce Levant, cette première lumière
Que je porte malgré tout partout
Que j’offre aujourd’hui en partage
Avec ses goûts et ses adages
Avec un amour fou
Du plus loin que je m’en souvienne,
parfums de terre ancienne
vous êtes douleur et rengaine,
un pays au bout de mes doigts.
Vous resterez mon point d’ancrage
Au fil des mots et des pages
Et
Ma plus belle histoire d’amour c’’est vous…
Noha Baz
Beyrouth
5 Mars 2026