Original text in French.
MAGNous avons été tellement malmenés ces derniers temps que notre cerveau s’est conditionné à répondre à des stimuli phonétiques utilisés pour répandre en nous une peur atavique mais également induite. Épidémie, confinement, rationnement, vaccination, masques, contamination, nucléaire, krach boursier, dévaluation, inflation… des mots tueurs en série, des mots qui nous glacent le sang. Et c’est la peur qui s’installe… paralysante, maître du jeu.
Une population qui a peur accepte tout, laisse passer tout, ne réagit plus à rien et est plus facile à contrôler. Très pratique quand on veut lui faire subir et avaler tout et n’importe quoi. Il y a quelques années, ce qui se passe d’atrocités dans le monde aurait fait descendre des millions de protestataires dans la rue. Il y a quelques années, tous les scandales sexuels ou sanitaires auxquels nous assistons auraient fait sauter des présidents et toutes leurs cours. Il y a quelques années, l’inflation constante, la baisse de la qualité de vie auraient fait s’indigner les peuples des pays dits civilisés. Mais ça c’était avant… Avant le covid, la menace nucléaire, les génocides à répétition, la déshumanisation, et le spectre constant de nouvelles épidémies. Maintenant on a peur, de tout et de rien, notre niveau de stress est au rouge et nous sommes incapables de nous indigner même pour les choses les plus atroces. Dès que nous levons la tête, le magicien terrifiant nous sort un nouveau cauchemar de son chapeau inépuisable. Hantavirus. Tiens donc ! Je regarde tous les jours s’enclencher la fabrication de ce nouveau cauchemar. J’écoute tous les jours les nombreuses contradictions des spécialistes de pacotille. J’observe tous les jours combien ça grandit, enfle, prend des proportions inouïes et se déforme pour devenir une grosse menace mondiale. J’attends tous les jours le jour où les médias complices bien sûr utiliseront les mots confinement, masques, vaccins. Et les effarés que nous sommes absorberons sans ciller cette nouvelle terreur distillée. Saurons-nous y faire face ? Saurons-nous dire non à la manipulation de masse ? Dans nos esprits brouillés, qui va gagner ? La raison ou la peur ? Le discernement ou la panique ? Le bon sens ou le lavage du cerveau au karcher ?