Original text in French.
MAGRéunis ce mardi 24 février au ministère de la Culture, au cœur de la Bibliothèque nationale, pour l’ouverture du Mois de la Francophonie, représentants d’institutions, acteurs culturels et diplomates ont assisté à la conférence de presse, largement couverte par les médias.
La conférence a débuté par le discours du ministre de la Culture, Ghassan Salamé, qui a interrogé l’importance de la Francophonie au Liban tout en exposant les enjeux de ce mois. La Francophonie n’est pas qu’un héritage linguistique ou un privilège : elle est avant tout un pont, « un contact durable et serein entre le Liban et sa diaspora à travers le monde ». Il a rappelé que le français reste la première langue étrangère enseignée dans les lycées libanais et qu’une large partie de la population le pratique. L’enjeu principal demeure le lien avec la diaspora, présente en Europe, au Canada et en Afrique. Consolider la Francophonie, c’est maintenir ce lien vivant.
Pour M’hammed Grine, président du Groupe des Ambassadeurs Francophones (GAF) de Beyrouth et ambassadeur du Royaume du Maroc au Liban, ce mois n’est pas un simple programme culturel, mais « un espace vivant de solidarité et de dialogue » rapprochant continents et peuples. La programmation met en lumière la diversité des expressions francophones, notamment à travers un cycle de cinéma.
Le représentant de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour le Moyen-Orient, Lévon Amirjanyan, a présenté le thème de cette édition : « Construire la paix dans l’égalité et la célébration de la diversité ». Le programme s’inscrit dans cette dynamique en créant des espaces de dialogue et de rencontre, avec une attention particulière portée à la jeunesse lors de la Journée internationale de la Francophonie, organisée sous le haut patronage du président de la République.
La jeunesse a également été au centre du discours de Jean-Noël Baléo, directeur régional Moyen-Orient de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF). Plusieurs initiatives lui seront consacrées, dont un prix littéraire régional, un hackathon et un tournoi interuniversitaire à Tripoli. Ces activités se dérouleront à Beyrouth comme en région, afin d’inscrire la Francophonie sur l’ensemble du territoire.
Enfin, Marion Eynard, directrice intérimaire de l’Institut français du Liban, a rappelé que la langue française constitue au Liban un véritable espace d’expression, de création et de dialogue, à l’image du pluralisme du pays. La volonté affichée est d’aller à la rencontre de tous les publics, francophones comme non-francophones, à travers un programme public et gratuit.
Près d’une quarantaine d’événements rythmeront ce Mois de la Francophonie sur l’ensemble du territoire. L’intégralité du programme est à retrouver ici.