En cette fin de mois d’avril, les mots du Liban, loin des bruits de guerre, s’écrivent dans les salons et les festivals du livre* où notre pays est à l’honneur. De Saint Malo à Abidjan, la littérature libanaise s’essaime et les mots se disent, se transmettent, se répondent d’une rive à l’autre.
Les mots et les langues définissent les peuples. Les peuples définissent les frontières. Mais les frontières ne sont pas stables. Elles se meuvent au gré du temps, et notamment des guerres.
Nos frontières, aujourd’hui, vacillent, et nos mots ne peuvent rien y faire. Nos langues nous réunissent, mais nos mots nous divisent.
Le Liban vit un tournant existentiel, et c’est une fois de plus la diaspora libanaise qui porte notre identité et la garde intacte.
Nos écrivains essaiment nos mots, notre culture, notre mémoire, et donnent au Liban une présence que ni l’éloignement ni les drames ne peuvent effacer.
Aujourd’hui l’actualité sont ces évènements littéraires en France et en Afrique, mais aussi que Milton Hatoum, l’un des plus grands écrivains brésiliens d’origine libanaise, sera reçu le 24 avril
à l’Académie brésilienne des lettres, à Rio de Janeiro, dans le cadre solennel du Petit Trianon. Il avait déjà été élu le 14 août 2025 à l’Académie brésilienne des lettres avec 33 voix sur 34. Une fierté pour le Brésil, bien sûr, mais aussi pour les Libanais, et plus largement pour cette diaspora qui continue, par la littérature, à faire rayonner ses mots bien au-delà de ses frontières vacillantes.
*SILA, Salon international du Livre d’Abidjan du 28 avril au 2 mai.
*Étonnants voyageurs à Saint Malo du 23 au 25 mai.
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Du 21 avril au 18 mai 2026 en cliquant ici