Le concert a commencé avec le chant lent de Zakaria Alomar. Comme une invitation à suivre le récit des trois autres musiciens Tarek Bashashe, Abodi Jatal et Ali Sabbah du groupe dénommé Tajalli.
L’historique Hammam Ezzeddine était comble pour venir assister à la première représentation tripolitaine de Tajalli, « le pic d’amour dans la philosophie sufie », explique Tarek Bashashe, clarinettiste.
Ils chantent des poèmes sufis et les accompagnent de compositions originales, différentes à chaque représentation. « Nous sommes dans le moment présent et nous improvisons sur nos compositions », détaille le clarinettiste.
Originaires de la Syrie et du Liban, les musiciens se sont rencontrés « par hasard, lors d’une session jam à Beyrouth » en 2015. Si le groupe a vu ses membres évoluer au fil des migrations, leur identité est restée la même. « On veut jouer dans des endroits originaux pour créer une harmonie entre le lieu, la musique et les spectateurs », raconte Tarek Bashashe.
Pari réussi dans le Hammam Ezzeddine, le premier construit par les Mamelouks au XIIe siècle. L’acoustique du lieu a apporté une profondeur surréelle aux morceaux, de véritables aventures qu’ils content, les yeux fermés pour « être vrais avec eux-mêmes ».
Pour la suite, le groupe continuera à se produire régulièrement à Metro al Madina à Beyrouth, mais aussi dans d’autres lieux au Liban, en entretenant toujours le rêve d’un jour jouer leur musique partout dans le monde.
Tajalli Sufi Band : Facebook