Au fond, ils ont raison de faire la guerre. C’est amusant. C’est live, c’est intense, c’est vrai.
J’ai toujours pensé qu’après avoir été biberonné aux jeux vidéo violents, on ne pouvait pas ne pas en garder des pépites dans son cerveau. J’en ai la preuve depuis 35 jours. Mais j’ai quand même voulu faire une légère incursion dans l’environnement qui prévaut actuellement sur les consoles, play-stations et autres « machines » du genre tant convoités par les jeunes et les moins jeunes.
Disons d’emblée que ce n’est pas une « Bataille navale », le jeu de stratégie de touché-coulé auquel nous nous échinions au temps où les bandes dessinées et les jeux de société occupaient nos loisirs, alors que nous étions gargarisés au méchant Iznogoud qui voulait être calife à la place du calife, aux bévues de Gaston Lagaffe, abreuvés de mots pédants d’Achille Talon, passionnés par les aventures de Tintin qui pouvait compter sur son chien Milou pour le sauver, amusés par l’humour édulcoré de Boule et de son chien-chien Bill … Le summum du mal étant personnifié par le légendaire Lucky Luke qui tirait plus vite que son ombre… dans le désert.
Disons, pour faire court, qu’aujourd’hui l’ « amusement » n’a plus la même définition.
A titre d’exemple, quelques présentations, par leurs créateurs, des jeux-vidéo choisis parmi les dix plus célèbres :
Fornite qui « veut sauver le monde » (suivez mon regard) en jouant « à être le dernier survivant »;
Mortal Kombat qualifié d’une « violence brutale » avec des « séquences sanglantes de torture de l’adversaire vaincu »;
Grand Theft Auto V qui se déroule dans une « Californie réinventée »… au sein d’une « décadence urbaine »… dans un univers où règne le « sublime et ridicule, cupidité et hypocrisie » et où évoluent de « dangereux criminels, un braqueur charismatique, un escroc ambitieux »… où l’on vit des « émotions variées et intenses…plein d’activités qui procurent du plaisir » comme « mitrailler ses ennemis », des braquages et une fois le butin partagé, comment le dépenser… voiture de sport, investissements, etc.
Call of Duty « la franchise de jeux vidéo la plus vendue, interdit aux moins de 18 ans » . Une série qui se déroule « en 2035 » alors que « le monde est en proie au chaos. Un jeu de tir réaliste dont le principe est de tirer avec des armes à feu sur d’autres joueurs »…
Relisez svp : « le principe est de tirer avec des armes à feu sur d’autres joueurs ».
Alors quand, pour une fois, on nous fait ça pour de vrai, c’est normal de trouver ça normal !