Le Liban saigne, sous un ciel trop lourd
Ses cèdres murmurent des prières sans retour
La mer semble pleurer en silence
Berçant les échos des anciennes violences
Les pierres de Beyrouth gardent la mémoire
D’un peuple résilient et plein d’espoir
Dans les ruelles, le vent raconte la peur
Le cri des prières sort du cœur
Le Liban saigne et je suis loin Étranger au bruit, mais pas à son chagrin
Entre amour et haine, revient son nom
Tel un violon vibrant au milieu des décombres
La distance n’efface pas les racines
Les miennes restent divines
Le Liban saigne, dans la peine
Où l’amour de Dieu reste indemne
Entre douleur et amour, mon âme vacille
Car aimer le Liban, c’est aimer l’indocile
Qu’importe les flammes, les murs qui tombent
Il vit dans chaque larme, chaque colombe
Et malgré les ombres qui voilent son ciel
Je l’aime encore – vulnérable, éternel
Photo : oeuvre de May Nef peinte suite à l'explosion de Beyrouth .
"L'Apocalypse"
2020- Mixed media- 80x100cm
Une destruction totale, où l'humanité et la nature s'effondrent dans un chaos irréversible.