Mon petit-fils de neuf ans fait du commerce.
Mais pas n’importe quel négoce.
Des ventes d’objets au profit des enfants dans les pays en guerre.
Ses fournisseurs : Dollarama, ses fonds de tiroirs, les bricoles hétéroclites ramassées ici et là.
Son adresse : le parc du coin
Ses clients : les promeneurs du dimanche
Ses employés : son meilleur ami
Son plan marketing : démarcher tout ce qui bouge, quadrupèdes non inclus
Sa marge de bénéfice : pour tout achat de marchandise, il demande le double. Pour le reste c’est du gain pur.
Son modus operandi : beaucoup de chamailles avec son employé.
Le butin : Une grosse valise noire pleine de cash ou son équivalent dans sa tête.
Le résultat : « Comment allons-nous envoyer l’argent ? »
La morale : Tout n’est pas perdu. Je dors heureuse ce soir. Moi qui croyais qu’en 2026, il n’y avait que les jeux vidéo qui intéressaient les petits, je leur découvre une fibre philanthropique, humaniste, altruiste, spontanée.
Le monde peut être en déroute, l’enfance est encore pure.
Je remets les compteurs à zéro.