Pendant que les monstres se déchaînent sur les espaces de nos vies transformés en champs de bataille, en « live » entre nos mains sans recours, ou dans nos lits tremblants…
Pendant que les monstres nourrissent la Terre de lambeaux humains et transforment les jours en abîmes obscures, pendant que des cris d’enfants déchirent le voile nocturne des rêves devenus cauchemars éveillés… pendant que nos esprits essayent d’assimiler ce déferlement de violences de part et d’autre de la planète, pendant que nos espoirs brûlent sur des braises ardentes alimentées par la folie des « fous de Dieux » et la folie de l’égo démesuré du « fou de l’argent » et de la possession diabolique.
Pendant que…
un enfant joue dans un parc, avec un caillou, un simple caillou qui le fait sourire tellement son innocence sublime cette naïve réalité, il joue dans cet instant precieux d’une vie simple, d’une vie rythmée par la musique des fables contée avec amour. Il ne sait pas, il joue…
Il joue et ne sait pas combien on lui ment, combien est grand ce mensonge des hommes, combien est immonde le visage du monde.
Il joue et pendant qu’il joue les cailloux se transforment en bombes et les bombes en éclats de feu et les éclats de feu en milliers de cailloux faits de chair et de sang…
le parc n’est plus, le silence est lourd, le ciel s’approche de la terre, de plus en plus il se resserre, et la lumière disparaît, la nuit devient profonde et écrase toute trace du jour comme un cercueil qui se referme…
Et pendant que…