Le Liban est un trop-plein impossible à contenir, surtout en ce moment… la peur qui s’installe, les doutes qui s’infiltrent partout, et cette révolte sourde qui gronde.
Une colère qui déborde, mêlée à une fatigue profonde, presque écrasante. La guerre ne reste pas dehors, elle s’inscrit en nous, elle use, elle épuise.
Et malgré tout, je refuse de me laisser abattre, de ne voir que le noir et la laideur de la folie humaine.
Malgré les ténèbres dans lesquelles ils veulent nous enfouir, malgré la laideur qu’ils imposent et la peur qu’ils cherchent à nous faire habiter, je reste convaincue d’une chose : la lumière finira par l’emporter.
Là où l’ombre est la plus dense, la lumière trouve toujours un chemin.
Je ne peins pas pour fuir. Je peins parce que je refuse de m’abrutir, de baisser les bras. La toile devient un espace où je déverse ce chaos, où tout ce qui déborde peut exister autrement.
Ces toiles portent cette tension. A travers elles, je cherche encore une lumière. Pas une illusion… une raison de continuer. Parce qu’abandonner n’est pas une option. Parce que je refuse de croire que mes enfants grandiront dans un monde où l’humanité n’a plus sa place.
« Même la nuit la plus sombre prendra fin et le soleil se lèvera. » Victor Hugo

