Cinéphiles et férus de Beyrouth, une nouvelle à inscrire dans vos calendriers : Un cycle de films intéressants attend les amoureux de Beyrouth et du 7ème art en général. Ils ont tous été tournés entièrement ou en partie au Liban. La situation géographique, les plages, les hôtels, la belle température du pays étaient considérés comme une destination idéale pour le tournage de films dont certains très connus.
C’est une initiative du cinéphile-documentariste Antoine Kabbabé à qui l’on doit un gros livre, « La Dernière séance ». L’ouvrage abondamment illustré par des photos d’avant et d’après, recense et raconte l’histoire de plus de 400 salles de cinéma réparties sur tout le territoire avant la guerre commencée en 1975 et qui a sinistrement assisté à la fermeture graduelle, la destruction ou l’abandon de cette richesse culturelle du pays.
À ce travail de recensement titanesque pour prendre des photos de ce qui restait de notre patrimoine cinématographique en termes de lieux de projection, Antoine Kabbabe a regroupé les centaines de vidéo qu’il avait prises avant la guerre, en photographe amateur qui filmait à tout venant le Beyrouth des années 70. On lui doit des documentaires sur Hamra, Sabah, Al Bourj, Ain Mreisseh (film nostalgiquement intitulé Wein al sahra alyom, (Où allons-nous veiller aujourd’hui ?), sur la promotion 68 des élèves des Frères des écoles chrétiennes de Gemmayzé et sur Gemmayzé elle-même.
Ces films thématiques sont projetés lors de séances privées où se massent cinéphiles, curieux, nostalgiques, jeunes et moins jeunes. Autant de films que de lieux de projection : AUB, NDU, Beit Beirut, la Bibliothèque municipale de la rue Monot, au café-citoyen Hook, etc.
La dernière projection en date portait sur le célèbre cinéma Picadilly de la rue Hamra qui a vu défiler des célébrités comme Dalida, Feyrouz, Ziad el Rahbani... Salle complètement délabrée aujourd’hui et à l’abandon. La séance s’est déroulée à l’occasion du lancement de l’exposition Echoes of Beyrouth à Beit Beirut. Sous l’impulsion de Fadi Bedran, aussi grand amoureux de sa ville, qui exposait les clichés de plusieurs photographes sur le Beyrouth actuel. En étroite partenariat avec l’Ambassade du Canada, les deux ONG UNWoman et l’UNDP, l’évènement visait surtout à raviver la mémoire, raconter les histoires de Beyrouth, dépoussiérer ses souvenirs et mettre en exergue la résilience de la capitale, notamment après l’exposition fatidique du 4 août.
Pour les amoureux des salles obscures et encore plus de Beyrouth, deux cycles de projection sont donc prévus (suivies par d’autres annoncées ultérieurement) :
Concernant Beyrouth d’antan :
Le 19 février à la NDU au cinéclub Émile Chahine, à 18h30, un film sur Raouché et sa région.
Le 12 février à la Chaîne des amis à Sahel Alma, à 11h30, un film sur « St Balech », les plages gratuites d’antan.
Concernant les films qui ont été tournés entièrement ou en partie au Liban, ils seront projetés à 18h à Beit Beirut dans le cadre du collectif Hkeeli, les :
6 février : « La grande sauterelle », avec Mireille Darc
20 février : « Échappement libre », avec Jean-Paul Belmondo
6 mars : « La châtelaine du Liban »
20 mars : “Dr Love”
3 avril : “24 hours to Kill in Beirut”
17 avril : « Yamilé sous les cèdres »
L’entrée est libre pour toutes les séances.
D’autres projections suivront et seront communiquées ultérieurement (à noter que les dates pourraient varier selon la fête du Ramadan, à vérifier auprès de la page Facebook d’Antoine Kabbabé
Pour plus d’info vérifier sur le groupe WhatsApp « Antoine Ciné-club au 03 250999