Artiste émergent de la scène libanaise, Joseph Haykal évolue entre architecture d’intérieur, design et peinture. Dans son bureau à Sin El Fil, tous ses univers se côtoient : les plans, les objets et les peintures coexistent dans un même espace.
C’est avec la guerre de novembre 2024 qu’il commence véritablement à peindre pour s’exprimer. Petit, déjà, il dessine beaucoup : croquis, dessins, l’art l’accompagne depuis toujours. Mais ce n’est que très récemment qu’il se met à la peinture, car ni l’architecture d’intérieur ni le design ne lui permettent cette expression qu’il décrit comme totalement libre. Mais alors comment combine-t-il ses trois activités ? Il peint quand il en ressent l’envie, comme un besoin. Au bureau, chez lui, parfois même dans la librairie de ses parents. Sans cadre précis ni rituel particulier. Pour lui, peindre ou dessiner signifie avant tout être libre : pas de contraintes, pas de commandes, seulement lui et ses émotions.

Joseph Haykal travaille principalement à l’acrylique et sur de grands formats. Ses œuvres représentent le plus souvent des personnages, construits avec des formes géométriques. Ces compositions très colorées accordent une place importante à ces formes, un rapport que l’on retrouve aussi dans son travail, où les lignes, les volumes et les matériaux occupent déjà une place centrale. Cet intérêt pour les volumes et la matière dépasse d’ailleurs la peinture. En 2025, il présente une première sculpture-totem lors de la Beirut Design Week “We Design”, réalisée notamment en résine. Une manière pour lui d’explorer d’autres supports tout en gardant le même univers visuel.
Entre peinture figurative, géométrie et couleurs vives, son univers artistique reste difficile à définir. Certains associent son travail à une forme de néo-pop, notamment à cause des couleurs très présentes dans ses toiles. Lui évoque plutôt un mélange entre plusieurs influences, quelque part entre le néo et le cubisme moderne. Une chose reste néanmoins constante dans tout ce qu’il crée : la couleur.
Avec As We Are, Joseph Haykal imagine une sorte de parcours à travers différentes émotions et sensations, entre chaos, espoir et transformation. Visible à partir du 22 mai à la galerie Art District, à Beyrouth, l’exposition marque une étape importante pour ce jeune artiste, qui aimerait à terme voir ses œuvres vivre chez les gens, mais aussi en dehors du Liban.
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