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Zefta Arthouse : faire rayonner les artistes du Sud

Zefta Arthouse : faire rayonner les artistes du Sud

ART
CENTRE CULTURELRESIDENCESUD LIBAN
18 janvier 2026

À Zefta, au Sud-Liban, un nouvel espace culturel ouvrira ses portes le 31 janvier avec une ambition claire : faire de l’art un point de rencontre entre les habitants, les récits d’un territoire et les artistes qui y vivent ou s’en inspirent. Baptisé Zefta Arthouse, le lieu se présente comme une « maison pour l’art dans le Sud », pensée pour donner davantage de visibilité aux voix émergentes et sous-représentées de la région, tout en créant des ponts avec le reste du Liban et l’international.

L’initiative démarre avec une exposition collective inaugurale réunissant 22 artistes, signe d’un désir immédiat de rassembler et de mettre en lumière une scène souvent peu exposée. Au-delà des expositions, Zefta Arthouse annonce un programme plus large : résidences d’artistes, projets publics et actions communautaires, conçus pour que la création dépasse les murs et s’inscrive dans la vie quotidienne.

Le projet s’inscrit dans un écosystème local plus vaste, aux côtés de Dar Zefta (maison d’hôtes patrimoniale et entreprise sociale) et de la Dar Zefta Foundation for Heritage and Development, qui articule patrimoine, hospitalité, culture et développement local. Une façon d’ancrer la démarche dans le long terme, en liant programmation artistique, circulation des publics et impact territorial.

Derrière cette ouverture, Bahjat el Darwiche, fondateur de Zefta Arthouse, revendique une approche “South-rooted, widely-connected” : enracinée ici, mais pensée pour rayonner plus loin. Rencontre avec Bahjat el Darwiche.

Pourquoi Zefta Arthouse, et pourquoi maintenant ?

Zefta Arthouse est né d’un constat simple. Le Sud regorge de talents et d’histoires, mais il manque de plateformes solides pour exposer, se connecter et grandir. Beaucoup d’artistes restent invisibles, ou mènent un combat permanent pour être vus. J’ai voulu changer cette équation — en créant à Zefta une maison pour l’art qui dure, et pas un événement ponctuel.

 Pourquoi maintenant ? Parce qu’après tout ce que le Liban a traversé, investir dans la culture est devenu urgent. La culture redonne de l’espoir. Elle recrée du lien. Elle maintient les lieux vivants. L’idée est devenue concrète quand nous avons compris que nous avions le bon écosystème : un espace, une communauté, l’ancrage de Dar Zefta et de la Dar Zefta Foundation, et aussi des relations construites au fil des années dans le monde de l’art au Liban, capables de relier le Sud au reste du pays et au-delà.

 

Vous parlez d’une “maison pour l’art dans le Sud”. Concrètement, qu’est-ce que cela change pour un artiste ?

Une “maison”, c’est la continuité. C’est un soutien. Pas seulement des murs.

Nous voulons offrir trois choses qui manquent souvent aujourd’hui :

·       De la visibilité là où les artistes vivent : des expositions curatées dans le Sud, avec une présentation sérieuse, une narration, et un vrai travail de public. Un artiste ne devrait pas devoir quitter sa région pour être découvert.

·       Du temps et de l’espace pour créer : des résidences qui donnent de l’air, pour chercher, produire, et se connecter au lieu et à ses habitants.

·       De la médiation et des connexions : des mises en relation avec curateurs, galeries, collectionneurs et institutions, et une programmation publique qui aide les publics à entrer dans l’œuvre, pas seulement à la regarder.

Et cette “maison” n’est pas fermée sur elle-même. Nous voulons de vrais échanges. Des artistes du Sud en dialogue avec des artistes d’ailleurs, du Liban et de l’étranger.

 

Zefta Arthouse ne se limite pas aux expositions : résidences, projets publics, programmes civiques… Quelle est votre priorité pour la première année ? 

La première année, c’est la crédibilité et le rythme. Il faut prouver que le modèle fonctionne.

Trois priorités:

1.     Un calendrier d’expositions clair qui fait revenir les publics et donne une vraie visibilité aux artistes.

2.     Lancer les résidences, peu nombreuses mais très bien accompagnées, qualité avant volume, avec l’idée de faire se rencontrer des artistes du Sud et des artistes d’ailleurs.

3.     Au moins un projet public ou communautaire qui sort l’art des murs et crée une participation réelle sur le terrain.

Si nous réussissons cela, la deuxième année pourra aller plus loin : collaborations plus fortes, partenariats institutionnels, et davantage de programmes éducatifs, notamment pour les artistes émergents et les jeunes.

Le projet s’inscrit dans l’écosystème Dar Zefta / Dar Zefta Foundation.
Comment cette articulation “patrimoine + hospitalité + culture + développement” fonctionne-t-elle au quotidien, et en quoi est-elle un modèle réplicable ?

Cela fonctionne parce que chaque élément a un rôle clair, et qu’ils se renforcent mutuellement.

·       Dar Zefta amène du monde à Zefta. Il crée un flux — visiteurs, artistes, amis du Sud — et une raison de rester, de vivre le village.

·       La Dar Zefta Foundation ancre le sens : bénéfice communautaire, partenariats locaux, continuité au-delà des personnes et des événements.

·       Zefta Arthouse porte la programmation : expositions, résidences, projets publics — pour faire du lieu une destination culturelle vivante.

Ce qui rend l’ensemble solide, c’est sa durabilité. Cela ne dépend pas d’un seul événement, d’une seule saison, ou d’une seule source de financement. C’est une infrastructure culturelle ancrée dans un territoire : patrimoine, hospitalité et engagement communautaire. C’est aussi pour cela que le modèle peut être transposé ailleurs, avec des adaptations, et avec les bons ancrages locaux.

 La scène artistique du Sud-Liban est souvent sous-représentée.
Quels critères guident votre sélection d’artistes et votre ligne curatoriale, et comment comptez-vous attirer l’attention des galeries, collectionneurs et institutions, au Liban comme à l’étranger ?

Notre ligne curatoriale est simple : “South-rooted, widely-connected.” Enracinée dans le Sud, mais ouverte et reliée. Concrètement, cela veut dire deux choses. D’abord, donner aux artistes du Sud une visibilité réelle. Ensuite, faire venir des artistes d’ailleurs, du Liban et de l’étranger, pour découvrir le Sud, rencontrer ses artistes, et créer des ponts qui ouvrent des dialogues et inspirent de nouvelles créations.

 

Nos critères de sélection :

·       La force de la démarche, quel que soit le médium

·       Une voix singulière, authenticité, profondeur, exigence

·       La diversité, émergents et établis ; contemporain et enraciné ; expérimental et traditionnel

·       La volonté d’échanger avec le public, le lieu et les autres artistes

 

Pour attirer galeries, collectionneurs et institutions, nous misons sur deux leviers : la crédibilité et les relations.

·       Crédibilité : programmation solide, cadre curatorial clair, et documentation sérieuse, images, textes, communication régulière.

·       Relations : Ghada, Taj, Taymour, et moi collectionnons depuis des années. Nous avons des amitiés et des liens durables dans la communauté artistique à travers tout le Liban, galeries, patrons, collectionneurs, acteurs culturels. Nous voulons mettre ce réseau au service des artistes du Sud, et encourager davantage de monde à venir au Sud.

 

Notre ambition est que Zefta Arthouse devienne un repère : un lieu où l’on vient découvrir les artistes du Sud, et d’où l’on repart avec l’envie de rester connecté.

 

 

 

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